L’intelligence artificielle, une bonne idée?

Robot CES Asia

La victoire d’AlphaGo, l’intelligence artificielle de Google DeepMind, au jeu de go contre un joueur professionnel Coréen, les propos racistes tenus sur Twitter par Tay, l’intelligence artificielle (IA) de Microsoft, sont deux événements récents mettant en lumière les progrès des intelligences artificielles ces dernières années. L’intelligence artificielle est prometteuse dans de nombreux domaines mais elle met aussi en exergue de nombreux risques liés à sa démocratisation que ce soit pour le grand public ou pour les entreprises.

La genèse de l’intelligence artificielle

En 1956, John Mac Carthy présenta le concept d’intelligence artificielle à l’occasion d’une conférence dans une université Américaine. Ce terme d’intelligence artificielle est issu des recherches effectuées avec son compère Marvin Lee Minsky. Ce dernier défini l’IA comme «   la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique ».

Cette définition souligne le fait de vouloir faire accomplir des tâches complexes par un système produisant de l’intelligence. Pourquoi l’Homme cherche-t-il à faire accomplir ces tâches par un système tiers le substituant ? L’émergence de l’informatique est un facteur important ayant contribué à l’apparition de l’IA. Ce domaine amène de nouvelles perspectives quant à la possibilité pour l’Homme de simplification des tâches et des réflexions qu’il mène. Ces processus de simplifications sont issus des mécanismes naturels du cerveau que sont notamment la paresse et la peur. Le cerveau préfère économiser son énergie tout en ayant un maximum d’effet. L’IA est alors la résultante d’un processus de paresse de l’Homme conduisant à l’exploitation d’autres ressources visant à l’économiser physiquement et mentalement.  L’esclavagisme peut être aussi perçu comme une résultante de ce phénomène naturel.

Les premières IA apparues autour des années 60 étaient des IA pouvant être qualifiées d’IA faible. Elles permettaient de répondre à des besoins spécifiques comme de la traduction automatique, le diagnostique d’une maladie, la surveillance chimique des circuits secondaires des centrales nucléaires d’EDF[1], etc. L’IA faible était alors principalement caractérisée par des systèmes dit expert spécialisés dans leur domaine. Ces systèmes sont paramétrés par l’Homme et contiennent des règles et du contenu sur des sujets divers et variés. Cette intelligence très spécifique n’est pas la visée d’une IA forte.

L’IA forte vise à reproduire de manière globale le fonctionnement de l’humain (activité motrice, sensorielle, cérébrale). La robotique humanoïde en est très souvent une représentation. La création d’une telle intelligence est devenue un axe stratégique de développement de grandes entreprises du numérique mais aussi de nombreux chercheurs. Doit-on voir ce nouvel engouement comme une opportunité pour l’humanité ou comme un danger nous menaçant ?  De nombreux points de vue s’affrontent à ce sujet, il est nécessaire de les explorés pour mieux les comprendre et ainsi affirmer son propre opinion. L’IA dispose de nombreux champs d’exploration, le travail en est un faisant l’objet de nombreuses recherches.

Du « techno optimisme » au transhumanisme

Plusieurs courants de pensées animent les scientifiques, les chercheurs et les ingénieurs pour avancer dans le développement des IA.  Laurence Devillers, professeure à Paris-Sorbonne-IV et responsable d’une équipe de recherche au laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur du CNRS, travaille[2] sur le robot NAO et son utilisation pour les personnes âgés, qu’ils soient à domicile ou en maison de retraite. « La relation homme-robot sera souvent triangulaire, entre l’homme, le robot, et le personnel soignant ou la famille. »[3] Des expérimentations sont actuellement menées avec un robot doté d’une IA répondant aux questions récurrentes de patients atteint de la maladie d’Alzheimer. Ce robot satisfait les besoins de ces patients en ayant une réponse immédiate et ainsi stimule leur cerveau. Il permet aussi de décharger le personnel soignant d’une activité consommatrice de temps afin de pouvoir satisfaire d’autres besoins médicaux.

Cet exemple peut s’inscrire dans le mouvement du techno optimisme qui souligne que « le progrès existe, ce n’est pas une illusion ou une fabrication idéologique. Celui-ci est entrainé par les sciences, mais se répercute dans les domaines sociaux, moraux, politiques. Tout est possible dans la limite des lois physiques. ».[4] Stewart Brand, inventeur de l’expression « Personal Computer », et Ramez Naam, essayiste futuriste et romancier, ont écrit des ouvrages caractéristiques du techno optimisme. Ils exposent des solutions technologiques permettant de résoudre les principaux maux actuels de l’Humanité comme le réchauffement climatique. Le techno optimiste croit en la recherche de solutions techniques dans tous les domaines afin de l’améliorer. Il est conscient que des innovations comme l’IA apportent des problèmes mais que les bénéfices leur sont supérieurs.

Le transhumanisme est une vision radicale du techno optimisme. Apparu aux Etats-Unis dans les années 1950, il s’est popularisé dans les années 1990. Les transhumanistes « considèrent que la maladie et le vieillissement ne sont pas une fatalité. »[5] L’Humanité peut donc utiliser toutes les techniques possibles en particularité les nanotechnologies, la biologie, l’informatique et les sciences cognitives pour améliorer l’existence humaine. Les transhumanistes sont des partisans inconditionnels de l’IA. Ils soutiennent son développement et toutes les recherches ayant lieux à ce sujet. Les critiques récurrentes à propos de l’IA ne les atteignent que très peu.

Un des plus grands symboles de l’influence du transhumanisme sur l’intelligence artificielle et des acteurs dans ce domaine est le recrutement en 2012 de Ray Kurzweil, le « pape » du transhumanisme, par Google au poste de directeur de l’ingénierie dans le but de doter l’entreprise d’une IA forte.

Des motivations divergentes entre chercheurs et intérêts économiques des GAFA

De nombreux chercheurs comme Laurence Devillers planchent sur des IA capables de répondre à des problématiques médicales, de dépendances des personnes âgées, de facilitation du travail manuel, etc. Pour autant, les plus grandes avancées en matière d’IA ces dernières années proviennent de multinationales Américaines championnes du numériques couramment regroupées sous le terme GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Depuis la victoire de Deepblue en 1997, l’IA d’IBM, contre le champion du monde d’échec de l’époque, de nombreux autres évènements ont marqués l’évolution de l’IA. La victoire de la nouvelle IA d’IBM, Watson, en 2011 au jeu télévisé Jeopardy marque un tournant dans la progression de l’IA. Pour la première fois, un processus de deep learning a permis la victoire à un jeu télévisé nécessitant de nombreuses connaissances. Le deep learning est la faculté d’apprentissage automatique par un programme informatique.

Cet événement est le point de départ de l’émergence publique du scepticisme sur l’IA par des gens de renoms que sont Bill Gates, fondateur de Microsoft, Stephen Hawking, astrophysicien, et Elon Musk, fondateur de PayPal et Tesla. Leurs préoccupations se portent sur une IA de type forte « qui pourrait mettre fin à l’humanité »[6]. Ces propos ont été très commentés par de nombreux observateurs. Le grand public a alors eu une quantité d’information très importante et parfois biaisé concernant les effets possiblement négatifs de l’IA.

La victoire d’AlphaGo au jeu de go il y a quelques semaines a relancé ce débat. L’émission « Ce soir ou jamais ! » diffusée le 11 mars 2016 revient sur les progrès de l’IA. Laurence Devillers, souligne le fait que la victoire d’AlphaGo est impressionnante mais que la machine n’a aucune conscience qu’elle a gagné. En cela, l’IA de Google n’est pas une IA forte. Marianne Durano, essayiste, n’est pas étonné de la victoire de l’IA car le jeu possède certes un nombre de combinaisons possibles important mais c’est un jeu basé sur des calculs résultant d’une programmation pragmatique d’ingénieurs. Elle indique qu’elle sera plus surprise lorsqu’un robot gagner un concours d’innovation ou de créativité.

La victoire d’AlphaGo est une vitrine technologique permettant une large communication de la part de Google. Les applications directes ne sont pas mises en avant par la firme. Pourtant, Google utilise déjà de nombreuses IA dans ses services grand public actuels notamment à des fins de prédictions comportementales permettant un ciblage publicitaire plus précis ou pour retourner des résultats de recherches le plus personnalisés possibles. La personnalisation des résultats par Google répond à la paresse du cerveau et aux biais cognitifs qu’est le biais de confirmation.  L’individu ne dispose alors facilement que d’informations qui confirment ses idées préconçues. Serge Tisseron, psychanalyste français, soulève lors de l’émission les écarts d’objectifs entre les scientifiques qui souhaitent corriger les maux de l’humanité et les industries dont leur but est de faire du profit.

Définir un projet de société pour maitriser les effets de l’IA

L’intelligence artificielle promet déjà de bouleverser certains domaines dans les années à venir. L’un des arguments souvent avancés par ses détracteurs est la destruction d’emploi. Steward Brand, gourou de la contre-culture américaine, affirme que : « Décennie après décennie, des intellectuels en Europe et en Amérique nous expliquent que le monde va en enfer, que le progrès est un mensonge, et que de mauvaises personnes, de mauvaises idées et de mauvaises institutions sont à blâmer pour la dégradation irréversible de tout ce qui est vrai et bon. » Les différentes révolutions industrielles ont par exemple détruit des emplois dans le secteur primaire, mais de nombreux emplois tertiaires ont été créés. Les peurs de l’époque étaient les mêmes qu’aujourd’hui.

L’IA est aujourd’hui omniprésente dans le secteur bancaire à travers des activités de trading hautes fréquences effectuées par des IA. L’IA dans ce domaine a apporté de nouvelles opportunités mais son usage non régulé a amené de nombreux soucis. Des micro crises financières ont lieu régulièrement suite à des décisions peu fortuites prisent par des IA bancaires.

L’automobile est aussi l’un des secteurs le plus concerné par l’IA à travers le développement des véhicules autonomes. Au Etats-Unis, le secteur du transport emploie 750 000 personnes. L’émergence de véhicules autonomes disposant d’IA de plus en plus fiable compromet toute une partie de ses emplois. De nombreux emplois sont certes créés grâce aux entreprises développant des IA mais la rapidité du développement des véhicules autonomes interpelle Laurent Alexandre[7]. Est-il possible de transformer les 750 000 emplois de chauffeurs aux USA en emplois qualifiés en quelques années ?

Ce domaine de l’automobile est symptomatique de l’ambivalence des discours de certains acteurs de l’IA. Elon Musk, PDG de Tesla, développe des véhicules autonomes susceptibles de participer à ce phénomène de disparition d’emploi de chauffeurs et finance[8] parallèlement des projets visant à « garder l’IA fiable et bénéfique ».

Par ailleurs, l’IA fait l’objet d’une personnification lorsqu’elle prend la forme d’un robot ressemblant à un être vivant. Cette personnification redéfinit l’interaction que l’homme peut avoir avec la machine. L’Homme projette alors des émotions sur le robot. Aujourd’hui les IA des robots ne sont pas des IA fortes ayant une conscience, étant capable d’interagir émotionnellement, d’avoir un ressenti. L’Homme est donc conscient que le robot est une machine mais cela peut parfois demander un effort de réflexion pour se détacher de l’aspect physique de la machine afin de ne pas ressentir des sentiments trop profonds. Par exemple, lorsque le robot Atlas de Boston Dynamics est bousculé par un Homme dans une vidéo[9], le spectateur projette instinctivement sur le robot un sentiment d’empathie.

L’Homme doit donc être capable de mener une réflexion en évitant les biais cognitifs et les filtres d’information afin d’être conscient des effets positifs mais aussi négatifs qu’une IA peut apporter.

Une IA responsable au service de l’Humanité

Malgré de nombreux discours ayant dans ce sens, Ies IA conscientes n’existent pas encore mais elles sont de plus en plus fortes et ont un impact direct et potentiellement rapide sur notre société et l’organisation du travail. Ce débat permet d’appréhender les nombreuses avancées actuelles et futures permises par les IA en respectant une chronologie responsable. Les effets moins bénéfiques de l’IA sont relevés avant qu’ils ne se produisent, cela permet ainsi d’agir en pleines consciences. Cela n’a pas toujours été le cas, la montée en puissance de l’automobile c’est faite par exemple de manière frénétique sans ne jamais avoir évoqué les incidences sur l’environnement.

Il est donc important de définir un projet de société fixant des objectifs à atteindre et des règles à respecter. Ce projet pourrait être porté par une organisation comme l’ONU afin de profiter des avancées permises par l’IA dans de nombreux domaines (santé, éducation, automobile, etc) tout en limitant les possibles effets négatifs.


[1] Bilan et perspective de dix ans d’Intelligence Artificielle en entreprise – Michel Gondran http://goo.gl/o2tHlL

[2] ‪Ce soir ou jamais ! Intelligence artificielle – Vendredi 11 mars 2016 https://goo.gl/i1awae

[3] Il faut se préparer à accueillir les robots – Laurence Devillers – Le Monde http://goo.gl/ykNn5C

[4] Le progrès technologique est-il la solution à tous nos maux ? – Rémi Sussan – Le Monde http://goo.gl/xeRHAa

[5] Google et les transhumanistes – Laurent Alexandre – Le Monde http://goo.gl/TbQyQn

[6] Hawking : « L’intelligence artificielle pourrait mettre fin à l’humanité » – Le Monde  http://goo.gl/DUAGfq

[7] Ce soir ou jamais ! Intelligence artificielle – Vendredi 11 mars 2016 https://goo.gl/i1awae

[8] Les 37 projets d’Elon Musk contre les dangers de l’intelligence artificielle – Le Monde  http://goo.gl/iEoIVe

[9] https://www.youtube.com/watch?v=rVlhMGQgDkY

Adios, le premier bloqueur de pubs sur iOS, est (presque) là!

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La sortie d’iOS 9 est proche et cette nouvelle itération du sytème d’exploitation mobile d’Apple introduit une fonctionnalité qui va soulager notre vision. L’API Content Blocking donne la possibilité aux développeurs de créer des applications qui décident du contenu chargé lors de l’utilisation de Safari. Autrement dit, les AdBlockers ont maintenant la porte grande ouverte pour faire leur apparition sur iOS.

Le développeur de Adios, le premier bloqueur de pub sur iOS, m’a permis de tester en avant première son application sur la dernière version beta d’iOS 9. Je l’ai installé sur mon iPad.

  • La configuration est très simple, elle s’effectue en trois étapes :
    – Sélection du pays principalement concerné par nos visites sur le web
    – Sélection d’un deuxième pays
    – Sélection de divers paramètres de blocages des pubs

Les différents bloqueurs de contenu autorisés sont présents dans les réglages de Safari sur iOS.

La différence est frappante, plus besoin de fermer les pubs incessantes sur nos sites favoris. Voici quelques exemples avec le site lemonde.fr et le site macg.co. Les pubs ont disparu et les pages se chargent plus rapidement.

Adios sera disponible pour tous sur l’App Store lors de la mise à disposition de la version finale d’iOS 9 d’ici quelques jours.

Randonnée au lac du Crozet

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Aujourd’hui, je vous présente une belle randonnée à faire lorsque vous venez du côté de Grenoble. Pour accéder au lieu de départ de la randonnée, environ 40 minutes de voiture sont nécessaires. Attention, la dernière partie en voiture est très accidentée. Le site de Grenoble Montagne propose un topo complet de cette randonnée.

La montée dure environ 1h15 et ne présente pas de difficulté particulières. Le début est quand même assez raide. Après avoir parcouru des chemins forestiers, des chemins herbeux et franchis quelques petits ruisseaux, vous découvrirez le lac du Crozet. C’est un site sublime situé dans le massif de Belledonne et offrant une vue superbe sur le massif de la Chartreuse située en face.

J’ai filmé intégralement la montée, vous pouvez donc découvrir un aperçu des paysages traversés. Les photos sont aussi disponibles dans un album Flickr.

A bientôt sur mon blog !


Test de la Withings Activité Pop, le futur de la montre classique

De retour sur mon blog pour vous parler de mon dernier coup de coeur en matière d’objet connecté. Lors du dernier CES à Las Vegas, Withings a annoncé l’Activité Pop, une montre connectée qui ressemble à une montre classique. Cette montre a fait sensation auprès des journalistes présents sur place. Withings est une jeune entreprise française commercialisant des objets connectés liés pour la plupart au domaine de la santé (balance connectée, tensiomètre connecté, etc).

Le design

L’activité Pop reprend en fait les fonctionnalités et le design de l’Activité sortie en fin d’année dernière mais sans le « Swiss Made » et avec des matériaux moins nobles. Ces choix permettent tout de même de faire passer le prix de 399€ pour l’Activité à 150€ pour l’Activité Pop!

La Withings Activité Pop ressemble à une vraie montre. Elle a un cadran rond et dispose de traditionnels aiguilles. Elle n’a pas de trotteuse en revanche. Un autre cadran permet d’afficher la progression de l’activité en fonction de l’objectif.

Au premier abord, la montre peut paraître un peu épaisse mais une fois sur le poignet aucun soucis. Ayant un petit poignet, je craignais  cette épaisseur. J’aurais d’ailleurs bien aimé avoir la possibilité de l’essayer avant de l’acheter. Finalement, cette montre colle parfaitement à mon poignet.

Les fonctionnalités et l’application

L’Activité Pop reprend toutes les fonctionnalités d’un traqueur d’activité classique. Elle suit votre activité tout au long de la journée et analyse le sommeil.

Afin de profiter de ces fonctionnalités, la montre doit être synchronisée avec l’application Withings Health Mate grâce au Bluetooth 4.0 LE. Pour le moment, la montre est uniquement synchronisable avec un iPhone. L’application permet d’accéder aux données acquises par les capteurs mais aussi de régler les différents paramètres de la montre dont l’heure.

L’application Health Mate est classique pour un traqueur d’activité mais très bien faite. Elle est beaucoup mieux faite que l’app du Shine de Misfit que j’ai porté pendant plusieurs mois. 

L’application s’articule au travers différents volets :

  • La vue Timeline de l’application permet d’avoir un aperçu rapide des mesures effectuées avec des produits Withings.
  • Le Dashboard permet de visualiser les mesures en fonctions de leur catégorie.
  • L’aspect social est présent dans l’application au travers un classement d’où l’on peut défier ses amis. Pour ma part, je ne l’utilise pas.
  • La partie Rappels dispense des conseils pour rester en bonne santé.

L’activité journalière est présentée sous la forme d’un pourcentage remis à zéro chaque jour. Il est aussi possible d’avoir une vue hebdomadaire de l’activité mais aussi du sommeil. 

L’Activité Pop mesure aussi le sommeil automatiquement, pas besoin d’appuyer sur un bouton pour indiquer que l’on va dormir. La montre relève alors les phase de sommeil profond ou léger ainsi  que les phases de réveil. 

La montre intègre un vibreur qui permet de vous réveiller. L’heure du réveil est réglée via l’application et elle est ensuite visualisable sur la montre en tapotant deux fois sur le cadrant. J’aurais aimé une fonction de réveil intelligent à l’image de ce que fait Jawbone avec son UP (le bracelet vibre pour vous réveiller au moment le plus opportun dans un créneau horaire préalablement défini).

La montre fonctionne grâce à une pile bouton classique. C’est un point fort car il n’est pas nécessaire de la recharger. L’autonomie annoncée par Withings est de huit mois.     

Conclusion

Lors de la présentation de la montre au CES, j’ai tout de suite accroché. Je trouvais l’Activité jolie mais très cher. L’Activité Pop reprend tous les avantages de sa grande soeur mais pour 149€. Le design ressemble à une Swatch et j’aime beaucoup. 

Withings a réussi à intégrer un traqueur d’activité dans une montre classique et c’est très réussi. Personne ne remarque que cette montre intègre de telles fonctions. Lorsque j’avais mon Shine, chaque semaine des personnes me demandaient ce qu’était mon bracelet. Pour moi, le principal défaut d’un bracelet connecté est le manque de discrétion. L’Activité Pop apporte une réponse de manière élégante. 

Petit point négatif, la synchronisation avec l’iPhone est très lente. Une mise à jour permettra sans doute de résoudre ce problème. 

Selon moi, l’Activité Pop préfigure ce que les fabricants de montres classiques vont faire, apporté un peu d’intelligence en intégrant des fonctionnalités de traqueurs d’activité. 

N’hésitez pas à poster un commentaire si vous avez des questions. 

Edit : Au moment où j’ai rédigé l’article, je pensais avoir échappé au défaut de fabrication entrainant l’éclatement du verre de la montre. Peine perdue, alors que j’étais tranquillement allongé dans mon lit, j’ai entendu un petit bruit bizarre. Le verre de la montre a éclaté. Withings travaillerai à la résolution de ce problème plutôt fâcheux. En attendant, le SAV a été très efficace en me répondant quelques heures après ma réclamation pour procéder à un échange. 

Edit 2 : L’application Withings Health Mate est maintenant disponible sur Android.

Raccordement de mon logement à la fibre optique

Je reprends aujourd’hui ma plume pour vous parlez de l’installation de la fibre optique dans mon appartement à Grenoble.

J’ai fait installé la fibre chez moi après avoir découvert avec joie que mon logement était éligible. Le syndic a signé avec Orange pour fibrer l’immeuble. Le réseau déployé dans mon immeuble est un réseau monofibre, c’est à dire que chaque logement dispose d’une fibre. Si un autre opérateur souhaite proposer l’accès à son réseau fibré, il devra donc installer ces propres équipements au niveau du point de mutualisation.

La particularité de mon appartement est qu’il se trouve dans un petit collectif de logements situé à l’arrière d’un grand immeuble. Il est rattaché à cet immeuble et dépend de son syndic. Il a été nécessaire de faire passer une fibre dehors le long d’un mur. Cette opération nécessite une autorisation spécifique du syndic.

Je vous propose maintenant de découvrir en images le raccordement de mon logement à la fibre optique.

1. Raccordement de la prise terminale optique (PTO) située dans le logement au point de branchement optique dans l’immeuble (PBO)

C’est cette étape qui prend le plus de temps lors de l’installation pour le technicien. Il a d’abord passé la fibre de mon appartement vers l’extérieur grâce à un fourreau déjà existant.

Câble de raccordement final

Ensuite, il a fixé la fibre le long du mur extérieur pour rejoindre le PBO situé au premier étage de l’immeuble. Près de 40m de fibre ont été nécessaires.

Câble de raccordement final

2. Raccordement au PBO

L’immeuble dispose de deux colonnes montantes de plusieurs fibres. Le point de branchement optique est le point d’interconnexion du réseau vertical de l’immeuble et du câble servant au raccordement final tiré précédemment.

Afin de raccorder les deux fibres ensemble, il est nécessaire de faire une soudure à chaud. C’est ici que l’installation se complique. La soudure doit être parfaitement réalisée par le technicien pour éviter des pertes de débit.

3. Raccordement de la fibre de la colonne montante au point de mutualisation (PM)

Il s’agit de la dernière étape, elle est très simple. Il suffit de brancher le connecteur de la fibre sortant de la colonne montante à la bonne prise du point de mutualisation de l’équipement d’Orange située dans le sous-sol de l’immeuble.

Point de mutualisation

4. Installation de la prise terminale optique dans l’appartement

C’est à cette prise qu’est raccordée la box opérateur, ici la livebox. Dans mon cas, cette prise a été installée en remplacement de la prise téléphonique standard. Le travail a été fait proprement grâce aux fourreaux déjà présent dans mon logement.

Prise terminale optique

Toutes ces étapes on nécessités environ deux heures. J’ai donc maintenant, enfin, accès au très haut débit. Je vous laisse admirer le débit dont je dispose!

Débit

Si vous souhaitez plus de renseignements à propos de l’installation de la fibre optique, l’Arcep a créé des documents très bien fait. Ils sont disponibles ici et ici.

Domotique au service du GreenIT

En DUT, nous avons des projets tutorés à réaliser. J’ai travaillé pendant deux ans sur un projet nommé GreenIT avec deux camarades. Ce projet visait à initier une conscience écologique au sein du département Réseaux et Télécommunications de l’IUT de Saint Malo.

En première année, nous avons fait un bilan de consommation des appareils électroniques du département et un bilan de consommation de papier. Cette année, nous avons réalisé une maquette afin de montrer qu’il est possible de faire des économies d’énergies grâce aux nouvelles technologies.

La maquette que nous avons effectuée s’articule autour d’un commutateur avec IOS 15.2 supportant la technologie EnergyWize de Cisco. Cette technologie permet de gérer l’alimentation des ports POE. Grâce à elle, il est aussi possible de programmer des extinctions des équipements brancher en POE sur des commutateurs. Ainsi, en mettant une règle d’extinction pour la nuit, il est possible de faire des économies d’énergie. Sur le commutateur sont branchés deux téléphones et une borne wifi PoE. Un raspberry et un PC sont aussi branchés au commutateur. Le PC fait office de serveur DHCP et web. Le raspberry fait office de serveur téléphonique.

Nous avons créé une interface web à l’aide de différents langages. Le HTML et le CSS sont utilisés pour la mise en forme de la page. Un formulaire PHP permet de lancer des fichiers Perl activant ou désactivant l’alimentation des interfaces du commutateur.

GreenIT

Test de la lampe connectée Smart Lamp de Holî

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Aujourd’hui je publie mon premier test sur mon site et c’est un objet connecté commercialisé récemment. Smart Lamp de Holî est une lampe connectée conçue par une toute jeune startup Lyonnaise répondant au nom de FiveFive.

Une lampe d’ambiance

J’ai découvert cette lampe en cherchant un produit similaire au LivingColors de Philipps mais pouvant être commandé par son smartphone. Contrairement à ce que j’ai pu lire sur certains sites, il est certainement plus judicieux de comparer cette lampe au LivingColors plutôt qu’aux ampoules connectées comme les Philipps Hue. En effet, elle ne sert pas d’éclairage permanent. Il s’agit d’une lampe d’ambiance. La lampe utilise la technologie Bluetooth pour être contrôlable avec une application smartphone. J’aurais préféré le wifi car, à l’utilisation, la connexion Bluetooth se révèle parfois instable avec des pertes de contrôle de la lampe. Un bouton physique est tout de même présent sur l’objet permettant ainsi de l’allumer et de l’éteindre avec une lumière blanche.

Les fonctionnalités

La Smart Lamp est capable de créer de nombreuses ambiances lumineuses grâce aux 18 LEDs disposées à l’intérieur du cadre en métal. L’application permet d’utiliser des ambiances prédéfinies mais aussi de créer ses propres ambiances statiques ou dynamiques. Il est possible de paramétrer un réveil tout en lumière sur l’application. Vingt minutes avant l’heure programmée, la lumière commencera alors à s’allumer progressivement.

Une des principales fonctionnalités est la possibilité de faire varier la lumière en rythme avec la musique. Cela fonctionne très bien et le rendu est plutôt agréable. Il est par contre obligatoire de passer par l’application pour lancer la musique. On est donc limité à notre bibliothèque iTunes. Moi qui utilise Spotify, j’apprécierais vraiment que d’autres services musicaux soient pris en charge.

La vidéo que j’ai effectué montre quelques fonctionnalités de l’application dont celle de lumière en rythme avec la musique.

 

Conclusion

Je suis très emballé par cette lampe. Je peux choisir à ma guise les couleurs et les animations de lumière dont j’ai envie. Je l’utilise quotidiennement le matin et le soir. Je la conseille à toute personne souhaitant une lampe d’ambiance. Elle est bien conçue, le design est plutôt réussie et en plus c’est un objet Français! Holî est disponible sur le site de FiveFive et dans les Apple Store Européens au prix de 200€. L’application est téléchargeable seulement sur iOS pour le moment mais la compatibilité avec Android est annoncée et devrait arrivée prochainement.

Les plus :

  • Lampe design et innovante
  • Application iOS réussite
  • Lumière en rythme avec la musique

Les moins :

  • Prix un peu élevé
  • Quelques soucis de connexion en Bluetooth

Edit (07/03/2014) : La mise à jour de l’application (Holî 1.2.0) apporte la compatibilité avec Spotify et Deezer comme annoncer dans le commentaire sur l’article. Elle corrige aussi des instabilités en bluetooth.

Quel avenir pour nos données sur internet?

Voici un petit billet écrit rapidement suite à une mésaventure qui m’est arrivée.

Aujourd’hui, mercredi 27 mars 2013, Facebook s’est permis de supprimer mes publications de 2012 et 2013. Elles ont disparu de ma timeline et de mon historique personnel mais je doute qu’elles soient supprimées des milliers de serveurs dont dispose Facebook.
Certe, ce n’est peut être qu’un bug temporaire mais Facebook ne devrait pas oublier que les millions de dollars engrangés proviennent de tout ce qu’on poste dessus. Nous sommes les clients, et le client est roi. Alors, comment une telle firme peut se permettre ce genre de problèmes? Ceci dit, pour moi le plus inquiétant est ailleurs.
Nos usages de l’informatiques sont de plus en plus déportés sur le web. On utilise dropbox, google drive, des webmails, etc. Toutes nos données se trouvent sur des serveurs dans le « cloud ». Personne ne sait où se trouve précisément nos fichiers. Comment peut-on avoir confiance dans la pérennité de toutes nos informations? Aura-t-on encore accès à nos données dans 10, 15 ou 30 ans? Et si on pouvait tout perdre? Par exemple, Google peut très bien décider d’arrêter Google Drive du jour au lendemain à l’image de se qu’ils ont fait avec reader.
Quelles solutions à ces problèmes? Peut-être que ces entreprises devraient être mieux encadrer juridiquement. Cela mériterait un grand débat pour faire prendre conscience au grand public que les nouveaux usages du web peuvent entrainer des dérives de la part des firmes en position de monopole.

Edit : Quelques jours après, j’ai retrouvé toutes mes données mais sans un mot de Facebook.